En finir avec la fast fashion
Nous achetons de plus en plus de vêtements, nous portons chaque vêtement de moins en moins souvent, une part croissante de nos vêtements est composée de plastique et nous jetons toujours plus. L'essor de la fast fashion est un désastre pour notre planète, un drame pour de nombreux travailleurs de l'industrie et un risque croissant pour notre santé. La FRF lutte contre ces vêtements jetables et pour une véritable responsabilité au sein de l'industrie de l'habillement.

L'impact environnemental du textile
La quantité de vêtements que nous consommons en Europe a augmenté de 40 % au cours des dernières décennies, tandis que la qualité s'est fortement détériorée en raison de l'utilisation croissante de fibres synthétiques. Pour produire ces matières, des ressources non renouvelables telles que le pétrole et le gaz sont nécessaires. Actuellement, l'industrie textile consomme environ 1,35 % de la consommation mondiale de pétrole. Cela peut sembler peu, mais c'est plus que la consommation annuelle totale de pétrole d'un pays comme l'Espagne. D'autres matières, comme le coton, sont également (bien que cela dépende de la méthode de production) toujours très nocives pour la planète ; par exemple, la production de coton nécessite beaucoup de surface terrestre et d'eau – environ 2500 litres pour un seul t-shirt.

Politique textile
La politique relative aux produits textiles est façonnée de différentes manières. Il existe par exemple des politiques axées sur la responsabilité des producteurs, les exigences de durabilité pour les produits textiles, les allégations environnementales et les dispositions relatives à l'exportation. Certains aspects sont réglementés au niveau européen, tandis que les États membres peuvent également élaborer et mettre en œuvre leurs propres politiques. Par exemple, la responsabilité élargie des producteurs pour le textile a déjà été introduite aux Pays-Bas, avant l'obligation européenne. La politique textile ne se limite pas aux questions environnementales, mais englobe également des aspects sociaux, tels que les conditions de travail et les droits de l'homme tout au long de la chaîne de production.
Surproduction et surconsommation
L'industrie textile se distingue des autres groupes de produits par le fait que l'offre stimule la demande de textile. Fair Resource Foundation s'engage donc à s'attaquer aux niveaux de production nocifs du textile. Pour ce faire, nous examinons des modes de production et de consommation alternatifs : réduire la surconsommation, promouvoir l'utilisation à long terme des vêtements et encourager des modèles alternatifs tels que le partage, le troc et la location. Nous aspirons à un équilibre entre la satisfaction des besoins humains et le respect des limites environnementales, afin de promouvoir une industrie textile plus juste et durable.
Responsabilité élargie des producteurs pour le textile
Depuis juillet 2023, la responsabilité élargie des producteurs (REP) s'applique au textile aux Pays-Bas. Nous avons déjà souligné à plusieurs reprises (comme ici et ici) qu'un certain nombre de choses ne fonctionnent pas au sein des systèmes de REP, dont beaucoup s'expliquent par une gouvernance défaillante. Le rôle du gouvernement est trop limité, de nombreux acteurs se sentent exclus et le contrôle de l'application est insuffisant. Un manque de transparence – tant au niveau des allégations qu'en matière de volumes de production et d'utilisation des matériaux – associé à la recherche d'un profit maximal, freine la transition vers une industrie textile durable.
La durabilité doit notamment être mesurée à l'aune de la réduction de l'utilisation de matières premières vierges. Un vêtement qui n'est pas produit, et donc pas acheté par le consommateur, reste en fin de compte la solution la plus durable. Afin d'apporter le changement nécessaire, Fair Resource Foundation a fondé en 2024 l'organisation de producteurs Collectief Circulair Textiel.




