La collecte des piles : vider la mer à la petite cuillère

La collecte des piles n'est pas la réussite que l'on nous raconte depuis des années. Officiellement, on travaille sur un objectif de 90 % de collecte, qui est « presque atteint ». Les derniers chiffres montrent qu'au cours des quatre dernières années, moins de la moitié a en réalité été collectée. La collecte ne parvient pas à suivre la forte croissance des ventes de piles : chaque année, de plus en plus de piles jetables se retrouvent dans les déchets. Et près de 90 % des piles sont toujours non rechargeables ; la prévention des déchets est elle aussi au point mort.

Rob Buurman

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Selon un plan de gestion approuvé par le gouvernement, 90 % des piles devraient être collectées. Les producteurs et importateurs en sont responsables et collaborent au sein de STIBAT. Ce dernier indique désormais dans son dernier rapport annuel que, l'année dernière, 86 % ont été collectées selon une méthode de mesure convenue avec le ministère de l'Environnement. Mais comme les mesures doivent être effectuées conformément aux directives européennes à partir de la fin de cette année, d'autres chiffres sont également présentés.

L'image devient ainsi beaucoup moins rose : la quantité collectée l'année dernière ne représente que 36 % de la quantité vendue l'année dernière. Le taux de collecte officiel s'établit à 37 %, car les ventes des trois dernières années sont prises en compte. En effet, les piles ne sont pas toujours jetées l'année de leur achat.

La collecte des piles doit s'améliorer

Il s'avère désormais que la collecte des piles stagne au même niveau depuis au moins quatre ans. En raison de la forte croissance du nombre de piles vendues, plus de cent mille kilos de piles supplémentaires se retrouvent chaque année dans les déchets par rapport à l'année précédente. La Flandre prouve qu'il est possible de faire mieux, puisque 30 % de piles supplémentaires par habitant y sont désormais collectées par rapport aux Pays-Bas. En septembre, la nouvelle directive européenne entrera également en vigueur aux Pays-Bas. Les mesures devront alors être effectuées de manière honnête, et les Pays-Bas disposeront encore de huit ans pour se conformer au taux de collecte de 45 % des piles vendues, qui sera alors obligatoire en Europe. Si l'augmentation de l'utilisation des piles se poursuit comme prévu, il faudra collecter en 2016 près du double de piles qu'aujourd'hui. La stagnation de ces quatre dernières années est, à cet égard, peu encourageante.

Plus d'incitations pour les piles rechargeables

Collecter les piles revient à vider la mer à la petite cuillère tant que rien n'est fait pour freiner la croissance rapide des ventes de piles. C'est précisément dans le domaine des piles qu'il existe une occasion en or d'éviter les déchets en utilisant des piles rechargeables plutôt que des piles jetables. Les piles rechargeables pourraient être perçues comme une formidable innovation environnementale... si seulement elles conquéraient le marché. Or, depuis le début de ce siècle, près de 90 % des piles sont non rechargeables, et l'augmentation de la part des piles rechargeables ces trois dernières années (passant de 11,5 à 11,8 %) ne laisse guère espérer d'amélioration. La prévention des déchets est qualifiée de « priorité absolue » de la politique des déchets depuis trente ans, mais notre ministère de l'Environnement semble l'oublier aussitôt après s'être entretenu avec des entreprises qui craignent de voir leur marché se contracter.

Recycling Netwerk estime que la politique environnementale doit envoyer un signal fort : « Choisissez le rechargeable et non le jetable ». Toutes sortes d'appareils électriques devraient être vendus d'office avec des piles rechargeables plutôt que jetables. De plus, la contribution de recyclage pour les piles devrait servir à financer des campagnes en faveur du rechargeable. Il s'avère que STIBAT a reversé aux entreprises concernées 25 % de la contribution de recyclage payée par les consommateurs l'année dernière. Et selon les prévisions, ce chiffre devrait atteindre 40 % en 2008. Recycling Netwerk juge cela totalement inacceptable et a demandé au ministère de l'Infrastructure et de l'Environnement (VROM) de veiller à ce que STIBAT utilise correctement la contribution de recyclage et accorde l'attention nécessaire à la promotion d'une augmentation significative de la part de marché des piles rechargeables.

La collecte des piles n'est pas la success-story qu'on nous raconte depuis des années. Officiellement, l'objectif est d'atteindre 90 % de collecte, et ce but serait « presque atteint ». Les derniers chiffres montrent qu'au cours des quatre dernières années, moins de la moitié a en réalité été collectée. La collecte ne parvient pas à suivre la forte croissance des ventes de piles : chaque année, de plus en plus de piles jetables se retrouvent dans les déchets. Et près de 90 % des piles restent non rechargeables ; la prévention des déchets n'aboutit à rien.

Selon un plan de gestion approuvé par le gouvernement, 90 % des piles devraient être collectées. Les producteurs et importateurs en sont responsables et collaborent au sein de STIBAT. Ce dernier indique désormais dans son dernier rapport annuel que, l'année dernière, 86 % ont été collectées selon une méthode de mesure convenue avec le ministère de l'Environnement. Mais comme les mesures doivent être effectuées conformément aux directives européennes à partir de la fin de cette année, d'autres chiffres sont également présentés.

L'image devient ainsi beaucoup moins rose : la quantité collectée l'année dernière ne représente que 36 % de la quantité vendue l'année dernière. Le taux de collecte officiel s'établit à 37 %, car les ventes des trois dernières années sont prises en compte. En effet, les piles ne sont pas toujours jetées l'année de leur achat.

La collecte des piles doit s'améliorer

Il s'avère désormais que la collecte des piles stagne au même niveau depuis au moins quatre ans. En raison de la forte croissance du nombre de piles vendues, plus de cent mille kilos de piles supplémentaires se retrouvent chaque année dans les déchets par rapport à l'année précédente. La Flandre prouve qu'il est possible de faire mieux, puisque 30 % de piles supplémentaires par habitant y sont désormais collectées par rapport aux Pays-Bas. En septembre, la nouvelle directive européenne entrera également en vigueur aux Pays-Bas. Les mesures devront alors être effectuées de manière honnête, et les Pays-Bas disposeront encore de huit ans pour se conformer au taux de collecte de 45 % des piles vendues, qui sera alors obligatoire en Europe. Si l'augmentation de l'utilisation des piles se poursuit comme prévu, il faudra collecter en 2016 près du double de piles qu'aujourd'hui. La stagnation de ces quatre dernières années est, à cet égard, peu encourageante.

Plus d'incitations pour les piles rechargeables

Collecter les piles revient à vider la mer à la petite cuillère tant que rien n'est fait pour freiner la croissance rapide des ventes de piles. C'est précisément dans le domaine des piles qu'il existe une occasion en or d'éviter les déchets en utilisant des piles rechargeables plutôt que des piles jetables. Les piles rechargeables pourraient être perçues comme une formidable innovation environnementale... si seulement elles conquéraient le marché. Or, depuis le début de ce siècle, près de 90 % des piles sont non rechargeables, et l'augmentation de la part des piles rechargeables ces trois dernières années (passant de 11,5 à 11,8 %) ne laisse guère espérer d'amélioration. La prévention des déchets est qualifiée de « priorité absolue » de la politique des déchets depuis trente ans, mais notre ministère de l'Environnement semble l'oublier aussitôt après s'être entretenu avec des entreprises qui craignent de voir leur marché se contracter.

Recycling Netwerk estime que la politique environnementale doit envoyer un signal fort : « Choisissez le rechargeable et non le jetable ». Toutes sortes d'appareils électriques devraient être vendus d'office avec des piles rechargeables plutôt que jetables. De plus, la contribution de recyclage pour les piles devrait servir à financer des campagnes en faveur du rechargeable. Il s'avère que STIBAT a reversé aux entreprises concernées 25 % de la contribution de recyclage payée par les consommateurs l'année dernière. Et selon les prévisions, ce chiffre devrait atteindre 40 % en 2008. Recycling Netwerk juge cela totalement inacceptable et a demandé au ministère de l'Infrastructure et de l'Environnement (VROM) de veiller à ce que STIBAT utilise correctement la contribution de recyclage et accorde l'attention nécessaire à la promotion d'une augmentation significative de la part de marché des piles rechargeables.

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